LIVING TWICE, DYING THRICE / VIVRE DEUX FOIS, MOURIR TROIS FOIS
Karim Lakzadeh
Mercredi – 14H30
Le Mondial, Collioure

Contact : contact@bocalupofilms.com
Sans sommeil, Sokun quitte son dortoir de chantier bondé et rejoint un groupe d’ouvriers qui vit dans un gratte-ciel inachevé, parmi tant d’autres. L’une de ces tours offre la résidence de luxe dont rêvait Seda, sa première occupante, qui se sent bientôt piégée dans ce vaste complexe sécurisé.
D’une beauté plastique revigorante, le film de ce directeur de la photographie, nourri de son intérêt pour l’architecture et pour l’Asie du Sud-Est, est habité par le silence, la pluie, le vent. (…) Ce sont d’abord les lieux qui font office de lien ici, et notamment une petite échoppe ouverte de nuit où se retrouvent les âmes solitaires. Le réalisateur fait preuve d’un indéniable talent de composition pour filmer les espaces, à la fois dans leur dimension monumentale, mais aussi dans leur fragilité, avec ce désir d’en arpenter les interstices. Comme un écho à ces existences reléguées aux marges.
Boris Bastide – Le Monde
Sense haver dormit gens, en Sokun abandona el seu dormitori de la construcció, massa ple de gent, i s’uneix a un grup de treballadors que viuen en un gratacel inacabat, un de tants. Un d’aquests gratacels acull la residència de luxe que la Seda, la seva primera habitant, sempre havia somiat, però aviat es troba atrapada dins d’aquest vast i segur complex.
Amb la seva bellesa visual estimulant, la pel·lícula d’aquest director de fotografia – inspirada en el seu interès per l’arquitectura i el sud-est asiàtic – està impregnada de silenci, pluja i vent. (…) Són, abans que res, els llocs els que fan de fil conductor aquí, especialment una petita botiga oberta a la nit on s’apleguen ànimes solitàries. El director demostra un talent innegable per a la composició en la seva filmació dels espais, captant tant la seva escala monumental com la seva fragilitat, amb el desig d’explorar-ne els intersticis. Com si fessin ressò d’aquestes vides relegades a la marginació .
Boris Bastide – Le Monde
D’une beauté plastique revigorante, le film de ce directeur de la photographie, nourri de son intérêt pour l’architecture et pour l’Asie du Sud-Est, est habité par le silence, la pluie, le vent. (…) Ce sont d’abord les lieux qui font office de lien ici, et notamment une petite échoppe ouverte de nuit où se retrouvent les âmes solitaires. Le réalisateur fait preuve d’un indéniable talent de composition pour filmer les espaces, à la fois dans leur dimension monumentale, mais aussi dans leur fragilité, avec ce désir d’en arpenter les interstices. Comme un écho à ces existences reléguées aux marges.

Ivan Marković est réalisateur et artiste plasticien. Il est né à Belgrade et vit à Berlin. Ses œuvres explores les différentes connotations autour de la notion d’espace, et la relation entre architecture et idéologie. Ses films ont été montrés dans des festivals tels que la Berlinale, Doclisboa, Cinéma du Réel, la Viennale, New Horizons, Mar del Plata et Jeonju. Son premier long métrage, From Tomorrow on, I Will, co-réalisé avec Linfeng Wu, a remporté le Grand Prix du Festival de Jeonju et le prix First Steps de l’Académie Allemande de Cinéma.
![]() | Mercredi 30 septembre, 17h | ![]() | Le Mondial, Collioure |
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